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Les Paléoamérindiens sont les premiers humains à avoir foulé les rivages de la Côte-du-Sud vers 7000 BP. Ils ont toutefois laissé peu de traces. Les...
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1Les Paléoamérindiens sont les premiers humains à avoir foulé les rivages de la Côte-du-Sud vers 7000 BP. Ils ont toutefois laissé peu de traces. Les Montagnais et les Malécites sont les seuls à avoir laissé quelques traces à Saint-Aubert.
Philippe Aubert de Gaspé mentionne dans son livre, Les Anciens Canadiens, que les Amérindiens venaient fréquemment chasser et êcher aux abords du lac Trois Saumons.
Dans les registres de la paroisse, on retrouve deux baptêmes de Montagnais (famille Titre), en 1881 et 1883, et cinq baptêmes de Malécites (familles Launière et Nicolas, en 1862 et 1865. Le recensement de 1871 mentionne la présence de 47 Malécites sur le territoire de Saint-Aubert (familles Athanase, Carnay, Denis et Janasse); celui de 1881 cite trois Amérindiens (familles Launière et Paul). Les recensements subséquents ne rapportent la présence d'aucun autre Amérindien sur le territoire. (extraits du livre Une traversée dans le temps... à l'abri de l'oubli - Saint-Aubert 1858-2008, André Robichaud, édition La Plume d'Oie 2009, page 27)
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1759
Sur les ordres du général Wolfe, le major George Scott et ses troupes incendient la presque totalité des bâtiments de la première concession de la...
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1759Sur les ordres du général Wolfe, le major George Scott et ses troupes incendient la presque totalité des bâtiments de la première concession de la seigneurie du Port Joly. Les habitants se réfugient à l'intérieur des terres et il est rapporté que plusieurs passèrent l'hiver dans des abris de fortune au lac Trois Saumons où leurs seules ressources pour affronter l'hiver 1760 furent la chasse et la pêche. Au printemps, ils sustentèrent de tourtes qui, à cette époque étaient si nombreuses, qu'on pouvait les tuer à coups de bâton. (Peinture de Claude Picard) -
1775
Malgré des concessions qui remontent jusqu'à l'an 1751, ce n'est vraiment qu'à partir des années 1775 à 1780 que des familles commencent...
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1775Malgré des concessions qui remontent jusqu'à l'an 1751, ce n'est vraiment qu'à partir des années 1775 à 1780 que des familles commencent véritablement à s'implanter sur le territoire de Saint-Aubert. Ces familles proviennent principalement des seigneuries du Port-Joly et de L'Islet-à-la-Peau, mais aussi de celles de Vincelotte, de Bonsecours, de L'Islet-Saint-Jean et Des-Aulnets. (extrait de Une traversée dans le temps... à l'abri de l'oubli - Saint-Aubert 1858-2008, André Robichaud, édition de La Plume d'Oie, 2009, page 29) -
1849
En 1849, la route Elgin est tracée jusqu'à la frontière du Maine, en délimitant les cantons Ashford et Fournier. Ce dernier constitue une partie...
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1849En 1849, la route Elgin est tracée jusqu'à la frontière du Maine, en délimitant les cantons Ashford et Fournier. Ce dernier constitue une partie importante du territoire sud de Saint-Aubert. (ibid. pages 29-30) -
1856
Érection canonique de la Paroisse de Saint-Aubert le 26 mars. Elle compte alors 983 âmes. Bénédiction de la première pierre de l'église le 5 août de...
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1856Érection canonique de la Paroisse de Saint-Aubert le 26 mars. Elle compte alors 983 âmes. Bénédiction de la première pierre de l'église le 5 août de la même année.
L'église et la sacristie ont été construites, entre 1856 et 1858 par l'entrepreneur et architecte Hébert et le charpentier J. B. Legros (dit Saint-Laurent), sous l'égide de Louis Parent, curé de Saint-Jean-Port-Joli.
En l'honneur de Philippe-Aubert-de Gaspé et de sa famille, la nouvelle paroisse est mise sous le patronage de Saint-Aubert, évêque de Cambray et d'Arras, en France, reconnu pour son zèle et sa grande piété. Depuis son érection, la fête patronale était célébrée le 13 décembre, mais en raison de l'instruction du " Calendria particularia " de la Sacrée congrégation pour le culte divin en 1970, le nom d'Aubert, évêque de Cambray est retiré du calendrier liturgique. Il sera remplacé par celui de Saint-Aubert, évêque d'Avranches qui fit ériger une église sur le mont Saint-Michel sur l'ordre de l'archange Saint-Michel. Elle est désormais célébrée le 10 septembre.
À partir de l'ouverture des registres par Clovis Roy, premier curé résidant, jusqu'au dernier curé résident, de 1999 à 2014, Louis-Georges Caron, dix-sept dévoués pasteurs se sont succédé auprès de la population aubertoise.
Selon l'inventaire des lieux de culte du Québec, l'église de Saint-Aubert, située dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches, fait partie depuis le 24 avril 2008, de la liste des églises identifiées comme présentant un intérêt d'ordre historique, culturel ou esthétique. Forts de cette reconnaissance, le Conseil de Fabrique et les paroissiens reçoivent ainsi un encouragement à poursuivre son entretien et sa conservation.
(Texte largement inspiré du livre Une traversée dans le temps... à l'abri de l'oubli - Saint-Aubert 1858-2008 d'André Robichaud)
Le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), qui a réalisé en 2023 un inventaire d'évaluation patrimoniale et de hiérarchisation régionale des lieux de culte à l'échelle du Québec, a classé l'église de Saint-Aubert dans la catégorie Supérieure (C). Elle a été concue par l'architecte Jean-Baptiste Hébert et construite entre 1856 et 1858.
© 2012, Conseil du patrimoine religieux du Québec -
1857
L'administration municipale de Saint-Aubert estcréée officiellement le 1er juillet 1857, à la suite de la scission de la partie sud-est de la...
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1857L'administration municipale de Saint-Aubert estcréée officiellement le 1er juillet 1857, à la suite de la scission de la partie sud-est de la paroisse de Saint-Jean-Port-Joli. Institution par la Loi 20 Victoria, chapitre 137 - Acte sanctionné le 10 juin 1857. Constitution effective à compter du 1er juillet 1857.
Ensuite, il y eut des proclamations le 1er mai 1877 et le 29 janvier 1890 pour préciser les bornes officielles de la municipalité.
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1867
Début de la Confédération canadienne par la sanction royale de L'Acte de l'Amérique du Nord britannique, adopté par le Parlement britannique en 1867....
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1867Début de la Confédération canadienne par la sanction royale de L'Acte de l'Amérique du Nord britannique, adopté par le Parlement britannique en 1867.
Le Dominion du Canada est ainsi officiellement créé le 1er juillet, dont font partie le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.
Jusqu'en 1982, le 1er juillet est célébré sous le nom de " Fête du Dominion " afin de commémorer le jour où le Canada est devenu un dominion doté d'un gouvernement autonome. Aujourd'hui, cette fête est officiellement connue sous le nom de " Fête du Canada ".
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1870
Adoption du Code municipal par l'Assemblée législative le 2 novembre 1871, afin d'encadrer et de normaliser le fonctionnement des municipalités...
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1870Adoption du Code municipal par l'Assemblée législative le 2 novembre 1871, afin d'encadrer et de normaliser le fonctionnement des municipalités rurales et aux corporations de comté du Québec. Bien que mises à jour à plusieurs reprises, ces dispositions connaissent peu d'évolution significative en 100 ans d'application, soit jusqu'à leur remplacement, en 1972. -
1871
Les mandats des élus sont portés à deux ans au Québec. Auparavant, depuis le début du régime municipal en 1833, les mandats ne duraient qu'un an.1871Les mandats des élus sont portés à deux ans au Québec. Auparavant, depuis le début du régime municipal en 1833, les mandats ne duraient qu'un an. -
1872
Première épidémie de variole (picotte noire) à frapper la communauté. En 1875 et en 1885, cette maladie fera encore de nombreuses victimes parmi les...
Lire la suite1872Première épidémie de variole (picotte noire) à frapper la communauté. En 1875 et en 1885, cette maladie fera encore de nombreuses victimes parmi les jeunes enfants et les personnes âgées. -
1876
Construction en 1876 du couvent. Le 14 septembre 1877, trois religieuses de la congrégation Notre-Dame de Montréal en prennent possession et les...
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1876Construction en 1876 du couvent. Le 14 septembre 1877, trois religieuses de la congrégation Notre-Dame de Montréal en prennent possession et les classent ouvrent le 18 septembre pour accueillir 65 élèves. Deux mois plus tard, le nombre d'élèves passe à 82.
Ce couvent était situé en face de l'église et il fut tenu par les religieuses de la même congrégation jusqu'en 1918. Elles seront ensuite remplacées par les soeurs Saint-Joseph de Saint-Vallier.
Le couvent sera démoli au cours des années 1950.
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1882
Construction, sous la direction de Barthelémi Leclerc de L'Islet, d'un prespytère plus spacieux et plus confortable. Il est prêt en novembre 1883 et...
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1882Construction, sous la direction de Barthelémi Leclerc de L'Islet, d'un prespytère plus spacieux et plus confortable. Il est prêt en novembre 1883 et l'ancien presbytère est déplacé au sud de l'église pour servir de salle publique pendant de nombreuses années.
En juin 1883, les autorité ecclésiastiques bénissent un nouveau cimetière au sud de la route du faubourg. Les corps et ossements d'environ 200 adultes et de 200 enfants sont exhumés de l'ancien cimetière, situé à quelques pas du prestybère, pour être inhumés dans le nouvel emplacement. On signale qu'environ 200 corps sont toutefois restés dans l'ancien cimetière.
La photo montre le presbytère à droite, le couvent en face et l'église à gauche, vers 1919. (Gracieuseté des Archives de la Côte-du-Sud)
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1888
Une modification du Code municipal par le Gouvernement du Québec accorde le droit de vote aux femmes propriétaires et célibataires. En 1892, cette...
Lire la suite1888Une modification du Code municipal par le Gouvernement du Québec accorde le droit de vote aux femmes propriétaires et célibataires.
En 1892, cette éligibilité est également accordée aux veuves et aux femmes célibataires locataires.
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1889
Le 23 juillet, le curé Théophile Houde bénit la magnifique chapelle Notre-Dame-de-Pitié, réalisée par Romain Marceau et construite en forme de...
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1889Le 23 juillet, le curé Théophile Houde bénit la magnifique chapelle Notre-Dame-de-Pitié, réalisée par Romain Marceau et construite en forme de rotonde avec ouverture en hémicycle, dans la partie arrière de la sacristie.
Depuis 1976, elle est utilisée comme salon funéraire et de ce fait, tout en conservant sa beauté, elle a perdu les privilèges spirituels associés à son érection.
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1896
Une épidémie de diphtérie fauche la vie de nombreux enfants, souvent au sein d'une même famille.1896Une épidémie de diphtérie fauche la vie de nombreux enfants, souvent au sein d'une même famille. -
1904
Le Dr Eugène Paquet, citoyen bien connu de Saint-Aubert, est élu député fédéral du comté sous la bannière conservatrice. Il se fait réélire à...
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1904Le Dr Eugène Paquet, citoyen bien connu de Saint-Aubert, est élu député fédéral du comté sous la bannière conservatrice. Il se fait réélire à plusieurs reprises et conserve son siège jusqu'en 1917. -
1937
La maison du secrétaire municipal, Alphonse Deschênes, est incendiée. Le bureau municipal s'y trouvant, toutes les archives furent perdues.1937La maison du secrétaire municipal, Alphonse Deschênes, est incendiée. Le bureau municipal s'y trouvant, toutes les archives furent perdues. -
1940
Au Québec, les femmes ont obtenu le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales en 1940, simultanément avec le droit de vote provincial,...
Lire la suite1940Au Québec, les femmes ont obtenu le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales en 1940, simultanément avec le droit de vote provincial, grâce à la Loi 18 sanctionnée le 25 avril de cette année-là. -
1944
Les mandats des personnes élues sont portés à trois ans. De 1833, début du régime municipal, jusqu'en 1871, les mandats ne duraient qu'un an. En...
Lire la suite1944Les mandats des personnes élues sont portés à trois ans.
De 1833, début du régime municipal, jusqu'en 1871, les mandats ne duraient qu'un an. En 1871, ils furent portés à deux ans.
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1968
Les mandats des personnes élues sont maintenant d'une durée de quatre ans De 1833, début du régime municipal, jusqu'en 1871, les mandats ne duraient...
Lire la suite1968Les mandats des personnes élues sont maintenant d'une durée de quatre ans
De 1833, début du régime municipal, jusqu'en 1871, les mandats ne duraient qu'un an. En 1871, ils furent portés à deux ans et en 1944 à trois ans.